L’utilisation du recyclage dans le traitement d’air hygiène

La contamination de l’air n’est pas un problème en soi. Le risque de contamination réel est dû au transport des contaminants par l’air et à leur éventuel dépôt sur les surfaces (locaux, matériel, personnes) à protéger. La protection vis-à-vis des contaminants provenant de l’extérieur passera par la maîtrise des pressions relatives, donc l’utilisation de sas et la filtration de l’air. L’élimination des contaminants émis à l’intérieur sera assurée par le renouvellement de l’air, le nettoyage et la désinfection. Le traitement de l’air, et la maîtrise des mouvements d’air dans la salle jouent un rôle déterminant pour réduire le risque de contamination.

Réglementations et certifications sont venues imposer ou attester des mesures prises dans ces milieux protégés, mais nous nous référons ici à la norme NFS90351, qui précise les exigences de sécurité sanitaire pour la conception, la construction, l’exploitation, la maintenance et l’utilisation des installations de traitement et de maitrise de la qualité de l’air dans les établissements de santé.

Comparé à d’autres pays européens, les débits de ventilation obligatoires sont assez élevés.

Les normes Françaises permettent de ‘recycler’ une partie de l’air de la zone protégée, c’est-à-dire d’extraire de l’air dans un local pour le pulser dans un autre. Mais quel air peut-on recycler, sous quelles conditions ? Un tel recyclage, est-il utile ?

Plusieurs arguments parlent en faveur d’une ventilation en recyclage :

• Réduire les coûts de consommation et d’encombrement: contrairement à de l’air neuf, l’air recyclé est pré-traité en température et humidité. Ce pré-traitement permet de réduire les coûts de consommation de l’équipement, mais influe sur la taille de celui-ci.

• Réduire les coûts d’installations, qui sont liés à l’encombrement moins important de l’équipement.

• Augmenter la récupération d’énergie: plus le débit d’air passant dans l’échangeur de chaleur est faible, plus la récupération sera importante car la vitesse de passage est réduite.

• Réduire les pertes de chaleur : même s’il existe un système de récupération de chaleur, il en perd tout-de-même une partie.

• Réduire les surcoûts de consommables: travailler avec de l’air pré-traité évite d’encrasser les consommables tels que les filtres, contrairement à de l’air neuf pouvant contenir plus de contaminants, d’humidité, etc.
Grâce à un apport d’air neuf de 6 volumes par heure imposé, le local concerné reste en légère surpression, empêchant ainsi que de l’air d’une moindre qualité ne rentre dans la zone traitée et puisse la contaminer. A l’inverse, une zone en dépression, évitera de contaminer les locaux annexes.

Travailler en 100% air neuf avec un système de récupération de chaleur a cependant pour avantage d’éviter les risques de contamination croisée. La norme NFS90351, recommande de ce fait la séparation du traitement en fonction des zones à risques. Des plans d’aménagement doivent indiquer pour chaque local : la classe de risque, le sens acceptable des transferts d’air, les conditions ambiantes, et autres points influant sur la conception.

Travailler en recyclage interne pour une zone à risque présente principalement des avantages de réduction de consommation énergétique et d’encombrement. Le CLINICAIR repose sur les avantages précédemment émis, et permettra, sur le long terme d’obtenir des économies d’échelles intéressantes.

D’autres recommandations énergétiques sont données par la NFS90351 et sont respectés par nos armoires CLINICAIR :

– Une vitesse de air qui ne dépasse pas 2,5 m/s sur la section des batteries pour éviter des consommations d’énergies liées au transport de l’air,

– L’utilisation de systèmes étanches pour éviter le risque d’induction d’air repris dans l’air soufflé (classe minimale L2 respectée),

– La protection des systèmes par des filtres M6 et F7.

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